Étiquette : La Ciotat

  • Quand nous chanterons le temps des cerises

    Quand nous chanterons le temps des cerises

    C’était hier le premier jour du printemps. Dans notre époque curieuse, essayons d’apercevoir cette lumière nouvelle, d’entendre le retour des oiseaux, de sentir les doux parfums de cette nature qui renaît. 

    Car oui, quelle drôle d’époque. Le confinement est une situation nouvelle, inconnue. Qui aurait pu imaginer pareille situation même dans ses rêves les plus fous ?

    Il est difficile de sortir, alors plongeons dans nos souvenirs du monde d’avant : le printemps, c’est aussi le temps des cerises. Cette immortelle chanson de Jean-Baptiste Clément, qu’il dédicaça à une infirmière inconnue, disparue dans la sanglante Commune de Paris. En voici les premiers vers :

    « Quand nous chanterons le temps des cerises
    Et gai rossignol et merle moqueur
    Seront tous en fête
    Les belles auront la folie en tête
    Et les amoureux du soleil au cœur
    Quand nous chanterons le temps des cerises
    Sifflera bien mieux le merle moqueur »

    Michel Fugain en a fait une chanson, qu’il nous a rappelée lors de son spectacle, donné très récemment à la Chaudronnerie, à La Ciotat.

    La forme de ce spectacle fut bien particulière : une « Causerie musicale ». Voici comment l’artiste lui-même avait imaginé cela :

    « 1000 fois j’ai entendu : Vous faites d’abord la musique ou les paroles ? Qu’est-ce qui vous a inspiré cette chanson ? Comment ça vous vient ?  C’est un métier ou un passe-temps ? Un hobbie ?…  Autant de questions qui prouvent la fascination qu’éprouvent les gens qui aiment les chansons, qu’elles soient populaires, engagées ou plus intimes pour cet « art immédiat » et ses mystères.

    J’ai donc imaginé ces « CAUSERIES MUSICALES » comme des rencontres conviviales, divertissantes et interactives, illustrées par des chansons, des anecdotes et des réflexions plus profondes car les chansons sont aussi et toujours des marqueurs précis d’une époque et d’une société. »

    Quel moment formidable ! Michel Fugain est véritablement un grand artiste. Nous étions si heureux d’avoir assisté à son spectacle, de remonter ainsi à notre enfance, à notre jeunesse…

    C’était il n’y a pas si longtemps, mais il me semble déjà que c’était il y a un siècle.

    Que ce printemps vous soit lumineux, les amis !

  • La bière ne fait pas le moine

    La bière ne fait pas le moine

    Variation de l’adage bien connu, figurant qu’il ne faut pas s’en rapporter aux apparences extérieures pour juger une personne – ou un objet, pour ce qui nous concerne. Objets inanimés avez-vous une âme ? demandait le poète.

    C’est de bière dont il est question ici ; boisson dont certains moines ont su, par ailleurs, tirer une certaine quintessence. La bière qu’on dégustait il y a déjà 5000 ans, en Mésopotamie : des tablettes d’argile nous indiquent en effet la présence d’une boisson fermentée – dénommée « Sikaru » – élaborée à base de grains, qui était l’une des vingt variétés de bière consommées à Sumer, sous forme de pain liquide.

    Plus proches de nous, c’est dans l’excellent établissement ciotaden « Le Caps », installé 29 quai François Mitterrand, que nous nous sommes retrouvés. Une équipe formidable, un accueil toujours extraordinaire, une ambiance chaleureuse et un choix de bières hallucinant que détaille un vertigineux tableau à l’entrée.

    Et ce soir-là voilà ce qui nous fut servi :

    Etonnant, non ? Cette expression, nécessairement chère à monsieur Cyclopède, ne doit pas détourner votre interrogation. Mais cessons de vous tourmenter ainsi. Il ne s’agit pas – bien évidemment – de monsieur et madame Guinness : la blanche est une « Corsendock Witte » (de Belgique) et la stout, une « Murène » (de Toulon). Excellentes toutes les deux. De belles découvertes qui confèrent à notre plaisir un petit supplément d’âme…

    Objets inanimés avez-vous une âme, Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? Qu’il s’agisse de ce breuvage, de ces verres, de cette équipe ou de ce lieu, oui, assurément : nous aimons !


    Le CAPS :  Bar à bières – 29 Quai François Mitterrand, 13600 La Ciotat.

    Téléphone : 0673309485

    Heures d’ouverture :

    • Lundi : 17:00-00:00
    • Mardi : 17:00-00:00
    • Jeudi : 17:00-00:00
    • Vendredi : 17:00-02:00
    • Samedi : 17:00-02:00
    • Dimanche : 11:00-00:00

    Références diverses :

    • Milly ou la terre natale – Alphonse de LAMARTINE
    • La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède –  Pierre DESPROGES
  • Petits lecteurs deviendront grands

    En cette fin d’année scolaire, parmi les bilans effectués figure celui du Projet lecture cycle mené dans l’une des écoles de mon secteur d’intervention, auprès d’élèves de CM1 et de CM2.

    Précisons que des groupes avaient été constitués en tout début d’année, après une évaluation de tous les élèves de CM1 et CM2 de l’école issus de trois classes. Nous avons ainsi pu constituer cinq groupes de besoin menés par les trois enseignants des classes concernées auxquels s’ajoutaient les deux maîtres spécialisés RASED qui avaient en charge deux groupes réduits d’élèves les plus en difficulté. Ce projet lecture avait lieu deux fois par semaine.

    Avec ma dizaine d’élèves, cette année, j’ai fait le choix de définitivement substituer aux ouvrages dits de « littérature jeunesse » – aux contenus pour le moins inégaux – des extraits de grandes oeuvres du patrimoine littéraire national. Ainsi, voici les textes abordés cette année :

    L’Iliade (Le Cheval de Troie) / Homère
    L’Odyssée (Ulysse et le Cyclope) / Homère
    Michel Strogoff / Jules Verne
    L’Île mystérieuse / Jules Verne
    20.000 Lieues sous les Mers / Jules Verne
    Le Tour du Monde en 80 Jours / Jules Verne
    Thésée et le Minotaure / Mythologie
    Les Misérables / Victor Hugo
    Les Conquérants / José Maria de Hérédia
    Le Comte de Monte Cristo / Alexandre Dumas
    Les Trois Mousquetaires / Alexandre Dumas
    Sans Famille / Hector Malot
    Celui qui navait Jamais vu la Mer / JMG Le Clézio

    (suite…)

  • Un et multiple…

    Un et multiple…

    A bien des égards, certains moments d’une existence sortent pour le moins de l’ordinaire. Ce fut le cas, hier soir, à l’occasion d’un film, sorti il y a une douzaine d’années et projeté dans un cinéma de La Ciotat.

    Rien de follement dépaysant, me direz-vous. Certes. Mais laissez-moi vous préciser certains aspects de cette soirée. D’abord, ce film n’était pas tout seul ; en effet, nous avons eu le plaisir d’accueillir son réalisateur qui n’était autre que René Manzor en personne ! Alors ? On commence à comprendre mon introduction légèrement  dithyrambique ? Et si j’ajoute à cela le fait que cette projection a eu lieu dans le plus ancien cinéma du monde désormais mythique, l’Eden Théâtre, vous saisirez mieux les raisons de mon état particulier. Enfin, il ne s’agissait pas de n’importe quel film : « Dédales ». « L’individu n’est que la somme des personnalités qu’il abrite », précise le sous-titre sur l’affiche. Le thème abordé était d’une grande richesse.

    Après quelques propos introductifs de l’intervenante de l’association « les Lumières de l’Eden » – présidée par monsieur Michel Cornille – qui organisait l’événement, la parole fut donnée au réalisateur qui se présenta et nous parla un peu de son film avant que la projection ne débute.

    Et quel film ! Oh, bien sûr, la plupart des spectateurs qui s’étaient déplacés pour l’occasion (la salle de l’Eden Théâtre était comble !) l’avaient déjà vu à une ou plusieurs occasions, même. Mais malgré cela, car l’histoire était telle, chacun se laissait prendre au jeu. Et l’on se surprenait même à être étonnés au moment du dénouement. Quelle réalisation ! Et ces trois acteurs principaux extraordinaires : Sylvie Testud, Lambert Wilson et Frédéric Diefenthal…

    RM

    Revenons à ce thème particulier ! « L’individu n’est que la somme des personnalités qu’il abrite »… René Manzor, à l’issue de la projection, nous a bien éclairé sur cette problématique des personnes souffrant de personnalités multiples (renommé récemment « trouble dissociatif de l’identité ») « décrit pour la première fois en Amérique du Nord dans les années 1980 » (extrait de l’article Wikipédia ci-après).  Ariane, Thésée, Dédale, Minotaure et d’autres…

    « Nous ne sommes pas des personnalités mais des personnes ! »…

    Nous dépassons-là le stade de la schizophrénie : l’idée de ce film germa dans l’esprit de René Manzor aux Etats-Unis, après que l’un de ses amis médecin lui montra, sur une cassette, une personne présentant plusieurs personnalités différentes. Vingt-sept au total ! « Qu’est-ce qu’une Personnalité Multiple ? C’est plusieurs “moi” qui partagent un même corps, chacun prenant le contrôle à tour de rôle, de façon plus ou moins volontaire ou chaotique, selon les cas » (http://www.cles.com).

    René Manzor nous expliqua aussi jusqu’à quel point il dut amener ses acteurs vers des états incroyables, tant leur expression était fondamentale. Ajoutons à cela une bande-son très importante pour ce film, réalisée par Jean-Félix Lalanne qui n’est autre que le frère de René Manzor (et donc également de Francis). Quelle famille d’artistes !

    Excellente soirée, donc, riche d’enseignements et riche d’avoir pu échanger avec un réalisateur qui s’est révélé passionnant. Une soirée qui sortait pour le moins, vous en conviendrez à présent, de l’ordinaire.

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    Quelques liens :

    • Le mystère des Personnalités multiples :
    http://www.cles.com/enquetes/article/le-mystere-des-personnalites-multiples

    • Bulletin de psychiatrie n°18 du 27 janvier 2009 : L’Affaire des Personnalités multiples :
    http://www.bulletindepsychiatrie.com/multiples.htm

    • Article sur Wikipedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalité_multiple

    • Le site officiel de René Manzor 

  • Les Professeurs sur scène

    Les Professeurs sur scène

    Après le Festival « Musique en Vacances » du mois de juillet, l’année passe, de septembre à juin, au fil des concerts proposés par l’association Passion’Arts qui prend en quelque sorte le relais, permettant aussi pour la plupart des bénévoles, de ne pas trop perdre le rythme. Et ce mois de février – en particulier – accueille traditionnellement (sixième édition tout de même) un mini-festival intitulé « Les Musicales de Février ». Un programme dense, varié, accueillant pas moins d’une dizaine de concerts.

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    Or, ce soir, au Théâtre du Golfe, ce ne sont pas moins que les Professeurs du Conservatoire de La Ciotat, que dirige Roland DECHERCHI, qui étaient sur scène. A la baguette, Alexandre EGHIKIAN qui s’était illustré au piano ce mercredi 5 février dans le cadre enchanteur de l’Eden Théâtre : sur scène, il accompagnait alors à lui seul un film muet diffusé sur l’écran, établissant ainsi ce lien invisible avec les premiers temps d’un cinéma à bien des égards émouvant. Mais revenons à nos professeurs et leur concert.

    Ils étaient plusieurs dizaines sur cette scène ; de loin, il semblait même que plus un seul centimètre carré n’était disponible. Et les musiques de films se succédèrent, qu’illustraient des extraits projetés sur écran, juste au-dessus de l’orchestre. Devant les prouesses de ces musiciens, nous aurions pu aisément songer à une excellente formation. Mais cela va bien au-delà de telles considérations. Car si chaque artiste est professeur au Conservatoire – nous l’avons dit – les voir, et les entendre – surtout – jouer ainsi n’est pas une habitude. J’ai même cru comprendre que c’était la première fois que cette expérience avait lieu. De plus, imaginez : il n’y a eu que deux répétitions (j’ai mes sources) :o) n’est-ce pas extraordinaire ? En effet, car ce concert le fut, ô combien. Chacune, chacun, dans sa spécialité a réellement excellé dans un équilibre admirable. Les multiples talents individuels se muaient en un tout sublime, explosaient en un splendide feu d’artifice musical. Quel moment, les amis ! Quelle émotion !

    Et lorsque nous avons retrouvé ces artistes, un peu plus tard, au Conservatoire, pour partager un repas qui avait été organisé par les bénévoles de Passion’Arts, quel bonheur d’avoir pu ainsi échanger quelques mots, des regards, des sourires… Je me souviendrai longtemps de ce Concert des Professeurs du Conservatoire de La Ciotat et je ressentirai toujours la plus grande admiration pour chacune et chacun de ces artistes que j’espère retrouver au plus vite.

    professeurs

  • Petits poussins

    Petits poussins

    Il y a un mois environ, dans la classe de CP de l’école Louis Marin où j’interviens régulièrement, un projet particulier se concrétisa. Il s’agissait d’observer en temps réel (ou presque), le passage de l’état d’œuf à celui – éventuellement – de poussins. Vaste programme ! Pour ce faire, une couveuse de qualité professionnelle fut installée (température et hygrométrie constantes, léger mouvement de la grille support afin de provoquer la rotation lente des œufs : on ne pouvait rêver mieux). Restait à trouver des œufs compatibles avec une telle expérience, c’est-à-dire potentiellement fécondés. La solution vint de notre collègue de CE2 qui était en contact avec une ferme locale. Toutes les conditions étaient ainsi réunies pour lancer ce projet.

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    Il y a un peu moins d’un mois, donc, eut lieu la découverte de la couveuse, de ses caractéristiques ; la projection sur TBI d’une présentation tout en images (réalisée par le maître de la classe) qui détaillait les différences entre les êtres ovipares et vivipares (qui fut même présentée à d’autres classes de l’école). Une fiche fut remplie par chaque élève qui fut la première d’un véritable dossier scientifique qui présentait un calendrier de vingt et une cases : le temps nécessaire aux éventuels poussins pour croître avant que les œufs n’éclosent. Vingt et un jours. Cela nous menait au vendredi 13 décembre 2013…

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    Ce vendredi 13 décembre 2013 restera dans les mémoires. Lors de la recréation du matin (j’intervenais alors dans une autre école), le collègue de CP m’envoie un SMS : « Nous nous apprêtons à accueillir trois poussins, ils commencent à casser leur coquille et on entend « piou, piou » sans arrêt. » Je ne passais dans cette école que l’après-midi et je craignais que tout soit alors terminé. Mais leur sortie pouvait prendre un ou deux jours, me précise le collègue. L’après-midi j’arrivais dans la classe. Un rapport fort détaillé me fut fait par les petits élèves visiblement passionnés par l’expérience, étant donné leur vocabulaire riche et parfaitement adapté à la situation. Ils me précisèrent que les élèves de la classe allaient être les frères et soeurs des poussins, les enseignants de l’école : leurs parents et moi, leur parrain :o) (on n’oublie pas le maître d’adapt !).

    Moment émouvant : l’observation d’un des œufs en cours d’éclosion. Une petite ouverture était visible par laquelle passait régulièrement le bout d’un bec – spectacle qu’accompagnait un ensemble de « piou, piou » plus nets que jamais. Vers 14h30, l’une des élèves cria qu’un poussin venait de sortir ! Né un vendredi 13 en 2013… Branle-bas de combat. L’observation s’organise. Et quel tableau ! Une coquille gisant en deux et une masse foncée qui marchait maladroitement mais vigoureusement – le poussin – en alternant passages acrobatiques rapides et repos complet allongé au sol de tout son long. Ainsi ce poussin devint l’attraction des élèves de CP ainsi que des autres classes de l’école. Mais le week-end arrivait. Une collègue s’en occuperait jusqu’à lundi.

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    Aujourd’hui lundi, j’arrive à l’école, à nouveau l’après-midi.

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    Le collègue de CP m’annonce la nouvelle : contrairement aux apparences et aux prévisions souvent pessimistes, pas moins de six poussins sont nés, en forme, plus vigoureux que jamais ! Six sur six ! Quel spectacle ! Pour une réussite, c’est une réussite ! Les élèves notèrent dans leur dossier cette phrase écrite au tableau que nul n’avait osé espérer : « Lundi, nos six poussins se portent bien. Ils picorent ».

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    A en croire les yeux pleins d’étoiles de ces petits scientifiques, voici une expérience que personne n’oubliera de si tôt !… Et bravo au maître Philippe L. pour ce projet tellement enrichissant. Les poussins rejoindront dès la fin de l’école, avant les congés de Noël, une ferme des environs où ils se développeront dans un environnement certainement plus adapté qu’une salle de classe.

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    Régulièrement les élèves pourront voir comment grandissent les volatiles.

    Car, à n’en pas douter, petits poussins deviendront grands !…

  • L’Ecume des grâces…

    Un après-midi pas comme les autres.

    Place Sadi Carnot, sans doute la plus belle place de La Ciotat. Là se trouve le célébrissime, l’incontournable, l’inénarrable établissement « L’Ecume des Glaces ». Une grande maison multi-étoilée : ces étoiles qu’on trouve dans les yeux des gourmets qui découvrent glaces et sorbets, ces étoiles qui surgissent sur les papilles des mêmes dégustateurs-aventuriers, celles qui fleurissent aux oreilles des amateurs de musique et chansons.

    Aujourd’hui, la surprise du Chef ! Deux nouveautés. Je me lançais. Saveur, acidité, parfum, combinaisons de parfums. Et soudain, furtivement, l’image du poivre me vint à l’esprit. Le Chef repassa, me fixant d’un regard interrogateur. Je dis « Poivre ? ». J’avais trouvé ! Glace au poivre de Sichuan. Terrible ! Mais la deuxième, introuvable. Délicieuse mais indéterminée. Devant ma tristesse apparente, le Chef eut pitié : glace à la fève Tonka. Explosion de parfums !!! Ah ! Si vous passez à l’Ecume des Glaces, demandez-les ! Et n’oubliez pas nos héros de l’an passé : le sorbet citron – piment d’Espelette et mon petit chouchou, le sorbet Guiness ! Ils y sont sûrement encore. Demandez aussi !  :o) (suite…)

  • Musique en Vacances 2013

    Dans un mois jour pour jour débutera, à La Ciotat, la 18ème édition du Festival « Musique en Vacances », organisé par l’association AMEI (Association Méditerranéenne d’Echanges Internationaux).

    Dix-huit ans déjà… Le mois de juillet, à La Ciotat, est traditionnellement tourné vers les Arts en général et la musique en particulier. Toutes les musiques. Tous les styles. Tous les genres. Il y en a pour tous les goûts ! Ces dernières années nous avons vu passer tant d’artistes : l’orchestre philharmonique de Kiev, l’orchestre de l’Opéra de Marseille, le groupe de musique traditionnelle japonaise, la journée « guitare » et ses trois concerts : matin, après-midi et soirée ! La nuit du Gospel, le récital d’orgue, le quatuor à cordes, les choeurs, les polyphonies Corses, les chants Bulgares, le duo violoncelle – piano, la musique contemporaine, les récitals de piano, d’harmonica, de harpe, de trompette, les formations de Jazz, et j’en oublie ! Mais ce court aperçu vous aura, je l’espère, donné l’envie d’en savoir plus. Et si, ce mois de juillet, vous passiez par notre belle ville de La Ciotat, il y aura sûrement un spectacle à votre goût !

    Précisons qu’une grande partie des concerts sont gratuits, sur réservation. Les tarifs, par ailleurs, sont extrêmement raisonnables.

    Logo AMEI

    Pour en savoir plus :

    Le site webhttp://www.amei-festival-laciotat.fr

    La page Facebookhttps://www.facebook.com/FestivalMusiqueEnVacances (cliquez sur J’aime)

    Le compte Twitterhttps://twitter.com/FestivalAMEI ; @FestivalAMEI (abonnez-vous)

    °°°°°°°

    Ce samedi 13 juillet, à 20h00, Salle Paul Éluard, ce sera la

    SOIREE ROMANTIQUE

    avec un

    Hommage à Zino FRANCESCATTI

    2 Prélude

    Récital de Sonates

    Philip BRIDE, violon

    Erik BERCHOT, piano

    Programme : Beethoven, Schubert, Chopin…

    PAF : 15 / 12 / 3 €

    La billetterie sera disponible à partir du 17 JUIN 2013

    12, rue Gueymard – La Ciotat

     Téléphone : 04 42 83 08 08

  • Quartett !

    C’est toujours dans notre cinéma Lumière, à La Ciotat, que j’ai eu le plaisir, hier, de voir le film « Quartett » réalisé par le célèbre Dustin Hoffman. Sachant cela, je n’ai pas eu d’hésitation à me rendre à la séance de samedi soir.

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    Ce film était diffusé dans le cadre de la section « Art et Essais » du cinéma, en VO bien entendu. Eh bien quel film ! Cette assemblée de respectables anciens qui par le passé avaient brillé sur toutes les scènes du monde, certains dénombrant pas moins de douze rappels, 🙂 inspire sympathie et respect.

    Ces personnages ! Chacun avec son caractère, sa personnalité, ses qualités mais aussi ses défauts. Et la vie se déroule, tranquillement, au rythme des occupants de Beecham House, cette maison de repos si particulière… Le synopsis : Wilf, Reggie et Cissy sont trois anciens chanteurs d’opéra. Chaque année, ils organisent un concert pour célébrer l’anniversaire de Verdi. Mais l’arrivée de l’ex-femme de Reggie, Jean, va bouleverser leur quotidien…

    L’histoire est vraiment belle. On se laisse facilement porter par les réactions, les caprices, l’humour des uns et des autres. Au début du générique de fin, ne partez pas de suite : nous découvrons chaque acteur dans sa jeunesse, lorsqu’il était encore en pleine lumière, dans tel ou tel opéra dans le monde… Moment très émouvant.

    Quartett est un film parfaitement bien réalisé, dynamique de bout en bout, promis à un bel avenir ; à n’en pas douter.

    Liens :

    Allociné

    Première

  • Baad el Mawkeaa

    Tel est le titre original du superbe film réalisé par Yousry Nasrallah : « Après la Bataille ».

    Diffusé hier soir par le cinéma Lumière de La Ciotat, dans le cadre de Marseille Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture, quel fabuleux voyage…

    ApreslaBataille
    Extrait du programme du Cinéma Lumière.

    Distribué par MK2, il est dommage que ce film ne soit diffusé qu’une seule fois.

    Un fabuleux voyage, oui. Où l’action s’entremêle aux scènes réelles de troubles sur la désormais célèbre Place Tahrir, au Caire. Et les personnages. Ah ! Les personnages !

    Mena Shalaby, dans le rôle de Reem, magnifique, éclatante femme moderne, qui croisera l’existence de Mahmoud, interprété par le formidable , émouvant, inquiétant cavalier, et de son épouse Fatma, Nahed El Sebaï, énigmatique, attachante. Le tout sur fond de révolution. De la Place Tahrir au mur qui borde le village de Mahmoud et Fatma, et le coupe des pyramides, qu’enfants, ils escaladaient librement. Le tourisme s’est tari. La vie est dure. Jusqu’au jour où la dynamique Reem croisera le chemin du cavalier Mahmoud…

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    Un très beau film qui durant plus de deux heures (qu’on ne voit vraiment pas passer) nous plonge dans des intrigues liées à cette révolution de février 2011 sur la place Tahrir.

    « Après la Bataille » : une  très belle réalisation de Yousry Nasrallah dont on peut souligner son premier film : « Vols d’été » ou encore « El Madina ». Yousry Nasrallah qui débuta comme assistant de Youssef Chahine, célèbre réalisateur et producteur égyptien de réputation internationale, disparu en 2008.

    Merci le Cinéma Lumière !

    Liens :

    Les Inrocks.com : http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/apres-la-bataille/

    Allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201821.html

    Première : http://www.premiere.fr/film/Apres-la-Bataille-3318388


  • A propos des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté

    Il fut un temps – pas si lointain, où lorsque qu’étaient évoqués les RASED, nous avions pris pour  habitude de nous attendre au pire. Nous avions déjà évoqué ce sujet ici et . Rappelons à toutes fins utiles que les Réseaux d’aides sont composés de trois personnels spécifiques : un psychologue, un rééducateur (aide à dominante rééducative) et un maître d’adaptation (aide à dominante pédagogique), encore appelé « Maître E ». La destruction de cette structure particulière de l’Education Nationale avait été savamment orchestrée par la précédente équipe gouvernementale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette funeste entreprise a montré une redoutable efficacité.

    Localement, après une première vague de fermetures de postes en 2007 (un petit rappel « historique » est disponible ici), il nous restait trois psychologues, trois maîtres d’adaptation et deux rééducatrices. Au printemps dernier, nous apprenions la fermeture sèche de tous les postes de rééducateurs du département des Bouches-du-Rhône ainsi que de tous les postes d’adaptation, hormis ceux implantés dans les zones d’Education prioritaire (ce qui était mon cas). Je me retrouvais donc momentanément seul « survivant » spécialisé (hors psychologues) après cette nouvelle vague de massacre, dans la circonscription (La Ciotat, Roquefort-la-Bédoule, Cuges-les-Pins, Cassis). Fort heureusement, vers la mi-juillet, nous apprenions la réactivation des deux postes de maîtres d’adaptation de Cuges-les-Pins et Roquefort-la-Bédoule, qui avaient subi directement les effets de ces nouvelles suppressions. Mais nulle trace, toutefois, de réimplantation de rééducatrices.

    Quelle période…

    Or lundi dernier, le 11 mars, à l’Assemblée Nationale, eut lieu la première séance de la Discussion du projet de loi d’orientation et de programmation pour la Refondation de l’Ecole de la République dont voici trois extraits choisis. Oh, cela ne clarifie pas réellement la question des RASED – loin s’en faut. Mais il est tout de même rassurant de voir que l’on ne nous a pas complètement oubliés…

    M. Vincent Peillon, ministre. (…) C’est d’ailleurs pourquoi nous avons commencé à agir bien avant son élaboration. Aucun gouvernement n’a autant agi pour l’école en si peu de temps. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Dès la rentrée 2012, alors que vous aviez programmé 14 000 suppressions de postes, monsieur Chatel, nous avons créé 1 000 emplois de professeurs des écoles, que vous n’avez d’ailleurs pas refusés dans vos circonscriptions. Près de 300 classes ont été rouvertes en zone rurale, ainsi que 100 postes de réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté, ou RASED. Nous avons mis en place 100 conseillers principaux d’éducation, 2 000 assistants d’éducation et 1 500 auxiliaires de vie scolaire individualisés pour accompagner les enfants en situation de handicap. Alors que vous expliquiez à la France entière que nous étions incapables de recruter des professeurs tant vous aviez dévalorisé ce métier, nous avons organisé deux concours, recruté dès cette année 40 000 professeurs et obtenu 50 % d’inscrits en plus aux concours de recrutement des professeurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) (…)

    Mme Marie-George Buffet, députée (Groupe Gauche démocrate et républicaine) :

    (…) Un autre sujet me tient particulièrement à cœur, celui de l’aide aux enfants en difficulté, car il est au cœur de nombreuses mobilisations : je veux parler des RASED. Les amendements adoptés par la commission visent à les conforter. Mais rien n’est dit dans le corps du projet sur les objectifs pédagogiques de ces réseaux et leurs rapports avec « le maître en plus ». Quid de la formation des maîtres spécialisés ? Quid de leur lieu de travail, dans ou à l’extérieur de la classe ? (…)

    Mme Martine Faure, députée (Groupe Socialiste, républicain et citoyen) :

    (…) Ce texte renforce le rôle et les missions de la maternelle. La spécificité pédagogique de cette école des petits. (…) Il met en place le dispositif « plus de maîtres que de classes » : cela ouvrira de nouvelles organisations pédagogiques au sein même de la classe, de l’école et entraînera l’évolution du métier d’enseignant. Ce texte n’oublie pas les RASED : ces réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté seront renforcés dans leurs missions en relation avec le dispositif « plus de maîtres que de classes ». (…)

    Pour aller plus loin :

    Le Compte-Rendu intégral de la discussion du projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République du lundi 11 mars 2013. (Assemblée Nationale)

    Le site de la Fédération Nationale des Associations dede Maîtres E

    Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Éducation Nationale

    Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale

  • Rendez-nous le Centre-Ville de La Ciotat !

    Il est grand temps qu’à l’image d’innombrables villes de notre pays, le centre historique de La Ciotat sorte de son statut horrible et dégradant actuel et re-devienne le joyau de notre ville. Retour de la salubrité, de la propreté, retour durable des commerçants, retour de moyens d’accès compatibles à un bon fonctionnement desdits commerces… Mais pour cela, il faut une volonté qui ne peut venir que de la Mairie. Refaire le front de mer comme c’est le cas actuellement a sûrement une utilité. Prévoir un hôtel multi-étoilé à la place du Théâtre du Golfe et de l’ancienne caserne des pompiers répond sans doute à une logique identifiable. Mais finalement, lorsque toutes ces réalisations auront abouti, il ne restera plus – à deux pas du grandiose hôtel et de ce front de mer aux airs de Riviera – que ce pauvre centre-ville, déserté de tout commerce, noir de crasse et infréquentable en raison de l’insalubrité qui y règne : il sera devenu définitivement la verrue immonde de notre belle ville de La Ciotat. Loin, très loin des « chemins de l’excellence », vantés – il fut un temps pas si lointain – par une équipe municipale égarée depuis longtemps sur certains sentiers chimériques où le béton est roi, à mille lieues de certaines réalités du terrain…

    Signons cette pétition.

    Lien :

    Sur le site de La Provence (13 mars 2013)

  • Syngué sabour : lu et vu

    Syngué sabour

    Tout a commencé, il y a quelques années, par une lecture formidable. Celle de ce livre qui, l’année même de sa parution, en 2008, obtint le Prix Goncourt.

    En quatrième de couverture, ces quelques lignes :

    Syngué sabour, n.f. (du persan syngue «pierre», et sabour «patiente»). Pierre de patience. Dans la mythologie persane, il s’agit d’une pierre magique que l’on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères… On lui confie tout ce que l’on n’ose pas révéler aux autres… Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate… Et ce jour-là on est délivré.

    Atiq Rahimi en 2010Atiq Rahimi, l’auteur, est né le 26 février 1962 à Kaboul, Afghanistan. C’est un romancier et un réalisateur de double nationalité française et afghane. Il vit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan. Après avoir demandé l’asile politique à la France, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne. Pendant ce temps, son frère, communiste, resté en Afghanistan, est assassiné en 1989, mais Atiq Rahimi n’apprend sa mort qu’un an plus tard. Son premier long-métrage « Terre et Cendres » (Khâkestar-o-khâk), présenté dans la section Un Certain Regard au festival de Cannes 2004, a obtenu le Prix du Regard vers l’Avenir. Contrairement à ses trois premiers romans écrits en persan, Syngué Sabour, Pierre de patience, est directement écrit en français : « Il me fallait une autre langue que la mienne pour parler des tabous ». (Source : RFI)

    syngue sabour golshifteh farhahani

    En Afghanistan peut-être, ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’une vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption…

    Aujourd’hui, je découvrais un très beau film, diffusé par le cinéma Lumière, à La Ciotat.

    Photographie Le MondeTrès fidèle au livre, quelle surprise de voir les représentations personnelles que livraient ce roman devenir mouvements, paroles et couleurs sur grand écran. Quelles images ! Et quelle actrice, Golshifteh Farahani ! Quelle présence. Quelle dimension. Quel plaisir de la retrouver, après l’extraordinaire film « A propos d’Elly » (Darbareye Elly), d’Asghar Farhadi. Syngué sabour a été tourné en persan et en dari, le persan afghan. « Golshifteh Farahani a été obligée d’apprendre ses dialogues en afghan sans y changer un seul mot. Les Iraniens, pour comprendre le film, doivent lire les sous-titres ». (Source : Marianne). La voir ainsi, aux côtés de son mari, au sol, inerte, blessé gravement, maintenu en vie on ne sait comment. La femme parle. Lui parle. Elle se confie. Très rapidement, la parole se libère. Tandis qu’au dehors, la menace est permanente. La tension toujours palpable. Des cris par-ci, un bombardement par-là. Des rafales d’armes automatiques au loin. Les chenilles d’un véhicule blindé qui s’approche dans un vacarme assourdissant. Et la femme tient. Elle est vivante. Une grande histoire. La puissance des mots. Tous comptes faits, qui mieux que la grande Golshifteh Farahani pouvait donner à ce rôle si particulier toute la dimension qui est la sienne.

    Ne loupez pas ce film. Et en VO surtout, histoire d’apprécier pleinement cette oeuvre.

    PS (08 août 2013) : Bonne nouvelle : le livre Syngué Sabour est également sorti en Poche (à partir de 5,70 €) ! Lien vers Amazon (ou passez chez votre libraire local, de préférence)…

    • Liens :

    Syngué Sabour :

    Article sur le site Rue 89

    Sur Marianne.net

    Golshifteh Farahani :

    Le très beau portrait « Mon nom est persane » de Elisabeth FRANCK-DUMAS sur next.liberation.fr

     

    affiche syngue-sabour

  • Le jour d’après

    Dans notre souci de suivre de près l’évolution de nos contenus, voici la rose jaune qui hier encore n’était que balbutiement (voir plus bas)… Impressionnante.

  • Et le rideau sur la scène est tombé…

    Et voilà, le Festival ciotaden « Musique en Vacances » s’est terminé samedi dernier. Il a duré du 8 au 28 juillet et a compté pas moins de 24 concerts dont 12 étaient proposés gratuitement.

    Nous y avons vécu des moments inoubliables : la mise en place des salles, les répétitions des artistes, les repas partagés avec ces derniers qui nous amenaient parfois vers les 2 ou 3 heures du matin…

    Il fallait tenir. Nous tenions. Nous avons tenu.

    Magnifique équipe de bénévoles, extraordinaire expérience de fraternité et d’humilité – expérience épuisante, certes, mais ô combien gratifiante à bien des égards.

    Il y aurait tant à dire sur tous ces concerts vécus durant ces vingt jours… Samedi soir, en particulier, à l’occasion du concert de clôture, nous avons connu un moment d’une grande rareté : un hommage grandiose au regretté Maurice André a été rendu par les deux grands trompettistes que sont Bernard Soustrot et Guy Touvron. Il fallait voir ça. Il fallait entendre ces sons et ces mots. Il fallait être là…

    Bref, vous l’aurez compris : une formidable aventure humaine et artistique composée de joies, de doutes, de victoires, d’entraide, de sourires… Il restera pour mémoire le site officiel http://www.amei-festival-laciotat.fr/, la page Facebook et, plus grands, plus forts encore que tous ces supports électroniques, resteront nos plus beaux souvenirs…

    Bon été encore à toutes et à tous !

    Photo Laurent Karouby
    L’extraordinaire Monique Borrelli, soprano colorature, l’après-midi de ce dernier jour, aux côtés du grand baryton Pierre Villa-Loumagne et d’Aurélie Lombard, formidable accordéoniste classique.