LK Blog

  • Love is all you need

    There’s nothing you can do that can’t be done.
    Nothing you can sing that can’t be sung.
    Nothing you can say but you can learn how to play the game.
    It’s easy.

    Nothing you can make that can’t be made.
    No one you can save that can’t be saved.
    Nothing you can do but you can learn how to be you in time.
    It’s easy.

    All you need is love.
    All you need is love.
    All you need is love, love.
    Love is all you need.

    All you need is love.
    All you need is love.
    All you need is love, love.
    Love is all you need.

    Nothing you can know that isn’t known.
    Nothing you can see that isn’t shown.
    Nowhere you can be that isn’t where you’re meant to be.
    It’s easy.

    All you need is love.
    All you need is love.
    All you need is love, love.
    Love is all you need.

  • Choix d’Iran…

    Choix d’Iran…

    Il s’en passe, des choses, en Iran…

    Nous avions déjà évoqué les élections qui se sont déroulées dans ce pays récemment. Nous nous étions rendu compte que la notion de « modéré » était pour le moins relative aussi (une belle illustration : le dessin de Plantu un peu plus bas). Mais comment pouvions nous espérer des miracles alors que le système politique iranien est tel que le Guide suprême Ali Khamenei (élu pour huit ans, lui) détient des pouvoirs exorbitants ! En bref, c’est lui qui nomme la moitié des membres du Conseil des gardiens. Lui encore qui nomme ou révoque les cinquante-et-un membres du Conseil de discernement (qui décide la politique générale). Le Conseil des gardiens a quant à lui le pouvoir d’approuver ou de s’opposer aux lois du Parlement. Ce Parlement (Majlis) peut approuver ou refuser des ministres du gouvernement nommés par le Président Rohani.

    Bref, le poids des religieux dans le système politique de la République islamique d’Iran est pour le moins énorme.

    Or deux faits récents sont passés quasi-inaperçus.

    D’abord, jeudi dernier, le Parlement – dans son vote de confiance des dix-huit ministres du gouvernement (ce vote se fait ministre par ministre et non globalement), a refusé trois nominations (principalement pour leur proximité avec le mouvement réformateur de 2009) : celles de Mohammad Ali Najafi (Education nationale), de Jafar Mili-Monfared (Science, Recherche et Technologie) et Massoud Soltani-Far (Sport et Jeunesse).

    Par ailleurs, une élue suppléante du conseil municipal de la ville de Qazvin (ouest de Téhéran), Nina Siahkali Moradi, 27 ans, a vu son mandat invalidé car… cette municipalité « n’a nullement besoin d’un mannequin ». Oui, vous avez bien lu : la trop grande beauté de Nina Siahkali Moradi lui a été fatale… Ingénieur de formation et candidate de la jeunesse, elle avait pourtant rassemblé près de 100.000 suffrages et était arrivée 14ème sur 163 candidats !

    Et vous souvenez-vous de cette histoire de « maillot » que nous évoquions début juillet qui traitait d’un « record de la natation non validé pour une tenue « pas assez conforme à la charia » ?… lham Asghari, l’Iranienne de 32 ans en question, avait nagé, le 11 juin dernier, pendant huit heures.

    A l’instar du grand Philippe Meyer, célèbre mammifère omnivore, disons que nous vivons vraiment une époque moderne…

    • L’article sur le site http://www.huffingtonpost.co.uk

  • Il était une fois un single malt de Mackmyra – Suède

    Il était une fois un single malt de Mackmyra – Suède

    Une belle histoire…

    Huit amis passant leurs sports d’hiver en Scandinavie, eurent un jour l’audace d’imaginer un instant la création d’un whisky suédois. Leur constat de départ était certes engageant :

    « La Suède cultive une orge des meilleures, l’eau la plus pure y coule en abondance, le climat y est frais et humide : et si on fabriquait du whisky ? »

    Quinze ans après, leur distillerie prit la forme d’une tour de verre et de béton, à 200 km au nord de Stockholm, près du village de Mackmyra. L’un des cinq chais de vieillissement n’est rien de moins qu’une ancienne mine de fer désaffectée… Et il y en aurait des choses à dire, sur les fûts…

    Découvrez cette fabuleuse aventure sur le site de Slate, dans ce passionnant article de la journaliste Christine Lambert.

    Une bien belle histoire : étonnante, savoureuse, rare, comme un bon single malt…

     

  • Qui se soucie des Kurdes de Syrie ? [Courrier International]

    Le Kurdistan a déjà fait l’objet d’un article en décembre 2010 sur ce blog. Nous y rappelions que le Kurdistan est un état qui n’avait pas vraiment d’existence officielle. La présence kurde définit une zone comprenant l’est de la Turquie, le nord-est de la Syrie, le nord et nord-est de l’Irak, ainsi qu’une partie de l’est de l’Iran.

    Les choses ont évolué en Irak, nous l’avions espéré dans notre dernier article. Dans ce pays existe aujourd’hui la « Région autonome du Kurdistan », dans le nord du pays (la capitale en est Erbil ; régime : démocratie parlementaire). Le Gouvernement régional kurde dispose d’une force armée (les Gardes régionaux kurdes, appelés aussi Peshmerga). Son chef d’Etat est Massoud Barzani. Voici une vue générale du Kurdistan :

    Licence : Attribution-Share Alike 3.0 Unported

    Cette présentation faite, un article de Courrier International de la semaine dernière a attiré notre attention. Il titrait :

    SYRIE – Les Kurdes, les oubliés du conflit ?

    Signé par Amir Sharifi (président de la Kurdish American Education Society à Los Angeles), cet article a été publié originellement dans le journal Rudaw publié quotidiennement à Erbil. Il est précisé par Courrier International que « Rudaw s’intéresse aussi particulièrement à toutes les questions concernant les Kurdes, y compris hors d’Irak, en Iran, en Turquie et en Syrie.« 

    Mais revenons à notre article. Car la problématique présentée en dit long sur ce qui se déroule en ce moment en Syrie, qui se situe – comme nous le constatons sur la carte – à l’ouest de la Région autonome kurde. Or, les frontières humaines ne correspondent pas forcément – loin s’en faut – à la réalité ethnographique sur le terrain. Un foyer kurde est présent, comme nous le précisions, en Syrie. Or, dans le conflit qui se déroule dans ce pays, des groupes armés affiliés à Al-Qaida « mènent des sièges et des offensives contre les comités de protection du peuple kurde (YPG, milice kurde) et tuent, kidnappent, dépouillent, séquestrent et torturent des civils comme des combattants. » (Source : Observatoire syrien des Droits de l’Homme). Ces exactions terribles, qui durent depuis l’hiver dernier ont connu une intensification depuis le 18 juillet dernier : « cette guerre de terreur s’est intensifiée, semant le pillage, la destruction et la mort.« 

    Après avoir été blessé lors d’un bombardement à Alep, un homme kurde est soigné dans l’hôpital d’Afrin, le 9 avril 2013. (Photo AFP/ Dimitar Dilkoff)

    Le journaliste met en avant des éléments incontestables qui tendent à prouver que le Qatar soutient financièrement et militairement des formations telles que la brigade Ahfad Al-Rassoul… Ceci dit, il est aussi précisé que le responsable de la branche syrienne du Parti des travailleurs (PKK) a été invité officiellement à Istanbul pour négocier sur l’autonomie kurde et sur le poids de la Turquie dans le conflit en Syrie. Et il semblerait que la Turquie serait en train de reconsidérer sa politique à l’égard des Kurdes de Syrie, voire à prendre ses distances avec Al-Qaida et ses fanatiques religieux.

    Mais, dans le monde, nul ne semble s’inquiéter du sort des Kurdes de Syrie (ainsi que des autres communautés ethniques et religieuses présentes dans ce pays). Etats-Unis, Union européenne, ONU : silence radio. Les Kurdes « espèrent seulement que la communauté mondiale des droits de l’homme comprenne la situation difficile et les aspirations qui sont les leurs« 

    Or une dépêche de l’AFP datée d’hier, le 10 août, fait état d’une menace du chef de l’Etat de la Région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, « d’intervenir dans le conflit syrien pour protéger la vie des civils kurdes de Syrie. » Disposant de sa propre force militaire, comme nous le disions, « la région du Kurdistan irakien mettra en oeuvre toutes ses capacités pour défendre les innocents », a affirmé M. Barzani. » afin de venir en aide aux Kurdes de Syrie.

    Retrouvez l’article très riche de Courrier International

    L’article original d’Amir Sharifi dans Rudaw (anglais)

    Un ancien article d’août 2012 au sujet du film Kurde-Irakien « Les Murmures du Vent »

  • Rohani modéré ?

    Ah le nouveau président de l’Iran ! Nous en parlions ici… La veille de son investiture, vendredi 2 août, il avait affirmé « qu’Israël était un corps étranger qui devait être extirpé de la région ». Si changement il y a, nous ne nous en sommes pas encore aperçus, tellement ça doit être subtil. C’est le peuple que je plains. Les femmes et les hommes de la rue. Les jeunes surtout, si nombreux dans la société iranienne… Ce peuple qui ne supporte plus de cette république islamique, qui n’a jamais tant espéré la Liberté… Pour en revenir à Rhoani, c’est Plantu qui en parle le mieux. Voici son dessin paru dans Le Monde du 6 août dernier :

    plantu-6-8-lemonde

  • Précieuse Education

    Admirable Malala Yousafzai. Mais oui ! Les habitués du Blog se souviendront d’un précédent article concernant la jeune pakistanaise, le 9 janvier dernier. Extraordinaire Malala qui était hospitalisée depuis la mi-octobre en Angleterre suite à un dramatique attentat.

    Un petit rappel :

    Militante des droits de l’Homme au Pakistan, elle est connue pour son combat pour le droit des femmes à l’éducation. Agée de 14 ans, elle survécut miraculeusement, mardi 9 octobre, à une tentative d’assassinat perpétrée par les talibans. « L’un d’eux, qui avait une petite barbe, est monté et à demandé aux enfants laquelle d’entre elles était Malala. Il a tiré trois fois : la première balle a atteint Malala à la tête, la seconde a frappé l’épaule d’une de ses camarades d’école et la troisième a légèrement blessé une autre fille à la jambe ».

    Malala BBC
    Image tirée de l’extrait visible sur le site http://www.bbc.co.uk

    Malala la rescapée est accueillie ce jour, vendredi 12 juillet 2013, au siège de l’ONU, à New York, où – le jour de son 16e anniversaire – elle s’exprimera au sujet de l’Education devant le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique, envoyé spécial à l’ONU pour l’Education, et plusieurs centaines de jeunes de 12 à 25 ans représentant 85 pays.

    Quel moment !…

    Retrouvez l’article évoquant cet événement sur le site de Libération.

    Liens :

    – La pétition de Malala : https://secure.aworldatschool.org/page/s/stand-with-malala
    – Sur le site de la BBC (en anglais), un extrait vidéo de son intervention
    – Le Blog de Malala Yousafzai : http://www.malala-yousafzai.com
    – Le dossier spécial Malala Yousafzai sur le site Slate.fr

  • Une voix, un être merveilleux…

    Natalie Dessay

    Copie-de-Natalie-Dessay-(c)-Simon-Fowler

    A-t-on encore besoin de présenter cette étoile ? Celle qui trône au firmament de mon panthéon personnel, qui fut capable de monter jusqu’au contre-la ! Soprano coloratura et exquise comédienne, Natalie Dessay me laisse sans voix.

    Voici un très beau reportage de la chaîne Mezzo qui nous laisse découvrir plusieurs facettes de ce diamant précieux et pur. S’y livre une artiste éclatante, une maman sensible, une amie pleine d’humour. Je vous laisse apprécier.

    Une voix, un être merveilleux…


    Liens :

    • http://www.natalie-dessay.com : le site officiel

    • Natalie Dessay sur Wikipepdia

    • A propos du documentaire « Traviata et nous » (http://www.lemonde.fr/culture)

    • http://www.mezzo.tv

     

     

  • Exposition « Redécouvrir Jean Moulin »

    Le 21 juin dernier, nous rendions déjà hommage à ce grand homme lors des célébrations du 70e anniversaire de son arrestation.

    Un peu plus de deux semaines plus tard, le 8 juillet, il trouvait la mort.

    Ce 8 juillet 2013, journée de mémoire, nous est proposée une exposition particulière qui permet de découvrir d’autres dimensions de ce héros de l’ombre.

    « Le 8 juillet 1943 il y a tout juste soixante-dix ans – Jean Moulin, torturé par les nazis, mourrait des suites de ses blessures dans le train qui l’emmenait vers l’Allemagne. 70 ans après, on célèbre le héros de la Résistance, mais aussi l’artiste et grand amateur d’art. Une facette méconnue à découvrir ou redécouvrir jusqu’à fin décembre au Musée Jean Moulin à Paris.« 

    Exposition « Redécouvrir Jean Moulin » – Collections inédites, jusqu’au 29 décembre 2013 – Musée Jean Moulin à Paris.

    (Lire la suite de l’article sur http://culturebox.francetvinfo.fr >>>)

    Par ailleurs, ce jour de triste anniversaire a été dévoilée par le Maire Bertrand Delanoë une plaque en hommage à Jean Moulin (12, rue Cassini, Paris 14) :

    Jean Moulin, 8 juillet 1943

  • Iran : cri d’un peuple indigné (Reportage LCP-AN)

    Iran : cri d’un peuple indigné

    Commentaire du site LCP-AN à propos de ce document :

    Face au vertige de l’information en continu, les documentaires imposent cette distance nécessaire pour une nouvelle expérience du réel.

    Ainsi, l’écriture documentaire vient indispensablement renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats.

    Depuis de nombreuses années, LCP a choisi de faire la part belle à la démarche documentaire sur son antenne à travers une programmation sur-mesure et une politique de coproduction ambitieuse. LCP achète ou coproduit une cinquantaine de documentaires par an et collabore avec de nombreux producteurs porteurs de savoir-faire différenciés.

    Source : http://www.lcp.fr/emissions/docs-ad-hoc/vod/148351-iran-cri-d-un-peuple-indigne
    Publiée le 14/06/2013
    Durée : 52mn

    Ce reportage et bien d’autres sont en vente sur le site « Horizon Docs » et sont le fruit du travail de Jamshid Golmakani (Producteur-Réalisateur) que nous pouvons soutenir en faisant connaître ce site « horizondoc.jimdo.com » et en achetant les DVD de ces réalisations passionnantes.

    http://horizondoc.jimdo.com/catalogue-catalogue/

  • Ainsi se tut Zarathoustra

    Belle rencontre…

    Tout a commencé avec cet article du 16 juin dernier publié à l’occasion des élections iraniennes. J’y ai découvert une vidéo présentant l’exposition « Perse et fracas » (organisée par Courrier International) que je vous reproduis :


    Exposition « Perse et fracas » par courrierinternational

    On y retrouve un certain Nicolas Wild qui nous présente son album « Ainsi se tut Zarathoustra ». Ni une ni deux, allons le commander !

    Résistant aux sirènes de la facilité et de l’immédiateté – maux de notre société actuelle – je me rendais dans ma librairie préférée : « Au Poivre d’Âne » 46 quai François Mitterrand – Bâtiment de l’Armement – 13600 La Ciotat – Tél : 04 42 71 96 93. Excellent accueil, réconfortants sourires, rassurant professionnalisme, l’ouvrage était commandé. Quelques jours après, hier, j’allais le récupérer.

    couverture

    Je m’attendais à une BD (avec un grand format, type bande dessinée). Mais non : 24 cm x 16,5 cm. Près de 2 cm d’épaisseur. 221 pages. Noir et blanc. Ce type de format, me précise la libraire, un genre de « roman-graphique », se développe de plus en plus.

    Comme nous l’expliquait Nicolas Wild dans la vidéo ci-dessus, c’est à un grand voyage que nous invite ce livre. Voici quelques informations complémentaires :

    « Il s’en passe des choses dans la vie d’un graphiste globe-trotter. Nicolas Wild, à peine rentré à Paris, croise son amie Sophia, dont le père récemment décédé était une figure de la communauté zoroastrienne en Iran. Rien moins que l’une des plus anciennes religions monothéistes, après le judaïsme. Autour de cette personnalité hors du commun, Wild va découvrir plusieurs petits mondes qui se côtoient : les réfugiés afghans, la diaspora iranienne, un grand reporter, des artistes avant-gardistes… » (actuabd.com)

    (suite…)

  • On y est !

    Bonnes vacances à toute et à tous…

    Ca y est

  • Une histoire de maillot…

    En Iran, un record de la natation non validé pour une tenue « pas assez conforme à la charia »

    Elle dit avoir battu le record de la natation en mer des femmes, après avoir nagé 20 kilomètres dans la mer Caspienne. Elham Asghari, l’Iranienne de 32 ans, a nagé, le 11 juin, pendant huit heures dans une plage consacrée aux femmes au nord de l’Iran, près de la ville de Noshahr, en présence d’un représentant de la Fédération de la natation. En sortant de l’eau, on lui a tout de même annoncé que la sous-ministre des affaires des femmes et du sport, Marzieh Akbarabadi, avait refusé d’enregistrer son record, prétextant que sa tenue n’était pas « assez conforme à la charia. » >>> [Lire l’article sur http://keyhani.blog.lemonde.fr]…

  • Une histoire de trésor…

    La synagogue Tempel - Cracovie

    Il y a très longtemps, dans la ville de Cracovie, vivait un vieillard pieux et généreux qui s’appelait Izy. Plusieurs nuits de suite, il rêva qu’il allait à Prague et arrivait sur un pont au-dessus d’une rivière.

    Il rêva que sur l’une des berges de la rivière, sous le pont, se trouvait un bel arbre feuillu. Il rêva que lui-même creusait un puits à côté de l’arbre et que, de ce puits, il sortait un trésor qui lui apportait bien-être et tranquillité pour le restant de ses jours.

    Au début, Izy ne lui accorda que peu d’importance. Mais, comme ce rêve se répéta pendant plusieurs semaines, il l’interpréta comme un message et décida qu’il ne pouvait ignorer ce renseignement qui lui venait de Dieu – ou allez savoir d’où – pendant son sommeil.

    C’est ainsi que, se fiant à son intuition, il chargea sa mule en vue d’un long voyage et se mit en route pour Prague.

    Au bout de six jours de marche, le vieillard arriva à Prague et se mit en quête du pont qui enjambait une rivière aux abords de la ville.

    Il n’y avait pas trente-six rivières, ni trente-six ponts, aussi découvrit-il rapidement l’endroit qu’il cherchait. Tout était exactement comme dans son rêve : la rivière, le pont et, sur l’une des berges, l’arbre sous lequel il devait creuser.

    Un seul détail ne figurait pas dans le rêve : jour et nuit, le pont était gardé par un soldat de la garde impériale.

    Izy n’osait pas creuser tant que le soldat était là; il campa donc près du pont et attendit. La deuxième nuit, le soldat commença à suspecter cet homme qui campait près du pont, aussi s’approcha-t-il pour l’interroger.

    Le vieil homme, ne trouvant aucune raison de lui mentir, lui raconta qu’il était venu d’une ville très lointaine parce qu’il avait rêvé qu’à Prague, sous un pont comme celui-ci, était enfoui un trésor.

    Le garde se mit à rire aux éclats.

    « Tu as voyagé longtemps pour une chose stupide, lui dit-il. Depuis trois ans, je rêve toutes les nuits que dans la ville de Cracovie, sous la cuisine d’un vieux fou nommé Izy, est enterré un trésor. Ah, ah, ah ! Crois-tu que je devrais aller à Cracovie chercher cet Izy et creuser dans sa cuisine ? Ah, ah, ah ! »

    Izy remercia aimablement le garde et s’en retourna chez lui.

    En arrivant, il creusa un trou dans sa cuisine et découvrit le trésor qui avait toujours été enterré là.

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    Le philosophe Heinrich Zimmer (1890-1943) fit un commentaire de ce conte :

    « En fin de compte, le véritable trésor pour mettre fin à notre misère et à nos épreuves n’est jamais très loin ; il n’y a pas à le rechercher dans une région lointaine ; il est enterré au plus profond recoin de notre propre demeure, c’est à dire de notre propre être. Et il repose derrière le poêle, le centre qui donne la chaleur et la vie, notre cœur.

    Nous le trouverions, si seulement nous creusions. Mais force est de constater que ce n’est souvent qu’après un long détour que la signification de la voix intérieure qui guide notre quête se révèle à nous »

  • L’Ecume des grâces…

    Un après-midi pas comme les autres.

    Place Sadi Carnot, sans doute la plus belle place de La Ciotat. Là se trouve le célébrissime, l’incontournable, l’inénarrable établissement « L’Ecume des Glaces ». Une grande maison multi-étoilée : ces étoiles qu’on trouve dans les yeux des gourmets qui découvrent glaces et sorbets, ces étoiles qui surgissent sur les papilles des mêmes dégustateurs-aventuriers, celles qui fleurissent aux oreilles des amateurs de musique et chansons.

    Aujourd’hui, la surprise du Chef ! Deux nouveautés. Je me lançais. Saveur, acidité, parfum, combinaisons de parfums. Et soudain, furtivement, l’image du poivre me vint à l’esprit. Le Chef repassa, me fixant d’un regard interrogateur. Je dis « Poivre ? ». J’avais trouvé ! Glace au poivre de Sichuan. Terrible ! Mais la deuxième, introuvable. Délicieuse mais indéterminée. Devant ma tristesse apparente, le Chef eut pitié : glace à la fève Tonka. Explosion de parfums !!! Ah ! Si vous passez à l’Ecume des Glaces, demandez-les ! Et n’oubliez pas nos héros de l’an passé : le sorbet citron – piment d’Espelette et mon petit chouchou, le sorbet Guiness ! Ils y sont sûrement encore. Demandez aussi !  :o) (suite…)

  • Le premier JT…

    Un 29 juin – il y a 64 ans – naissait le premier Journal Télévisé présenté par Pierre Sabbagh,le 29 juin 1949 à 21h00. Il n’y avait que des images. Durée 15 minutes. A l’époque environ 3000 récepteurs de télévision étaient installés en France et très peu fonctionnaient, en raison d’un manque de programmes (qui la télévision intéressait-elle donc, à ce moment-là ?)…

    Le reportage du premier journal télévisé a été fait depuis la nacelle d’un dirigeable. Sur la nacelle se trouvent Pierre Sabbagh, Audoin Dolfus, astronome qui conduit le dirigeable et Michel Wakhevitch à la caméra.

    A cette époque, il y avait également, qui débutaient, Gilbert Larriaga, Pierre Dumayet, Pierre Tchernia, Jean-Marie Coldefy, Georges de Caunes, Denise Glaser, Jacques Sallebert, ou encore Claude Darget.

    Quand on pense au chemin parcouru en un peu plus de soixante ans… Pour le meilleur et pour le pire…