Catégorie : International

  • Hatufim

    En hébreu : « Les kidnappés ».

    L’histoire : Deux soldats de Tsahal prisonniers au Liban durant dix-sept ans sont libérés par le Hamas. De retour en Israël, les deux militaires doivent affronter une nouvelle réalité après cette longue absence, auprès de leur famille.

    Il s’agit d’une série créée par Gideon Raff et diffusée sur le réseau Keshet TV durant l’année 2010. Cette série d’un nouveau genre a bouleversé Israël. Le retour des prisonniers de guerre reste un sujet tabou en Israël, où « ces prisonniers sont souvent laissés seuls face à leur traumatisme », explique Gideon Raff.

    Un succès. Or les réalisateurs de 24 heures Chrono qui venait de se terminer ont accepté d’adapter Hatufim qu’ils avaient adoré. Gideon Raff a collaboré avec eux dans l’écriture de Homeland, série qui atteint des sommets inespérés en France, sur Canal+ ; la deuxième saison est actuellement diffusée aux Etats-Unis où la série Homeland fut récemment couronnée de plusieurs Emmy Awards.

    (suite…)

  • Happy birthday, mister Art Blakey !

    Le  11 octobre 1919 naissait à Pittsburgh Art Blakey qui nous a quitté en 1990.

    C’est donc aujourd’hui le jour anniversaire de sa naissance. Il aurait eu 93 ans. Avec son groupe créé dans les années 1950, Art Blakey & The Jazz Messengers sont toujours présents dans l’univers du Jazz dans le monde.

    Ci-après, une vidéo d’Art Blakey & The Jazz Messengers (Blues March) enregistrée en 1989 – un an avant la mort du maître – dans le cadre du Mt. Fuji Jazz Festival ’89 with Blue Note :

    La formation : (suite…)

  • Plus de soixante ans ont passé…

    Etonnante vidéo…

    Dans les années 1950.

    Le président égyptien Gamal Abdel Nasser explique devant une assemblée importante l’entretien qu’il avait eu en 1953 avec les Frères musulmans. Parmi les demandes de ces derniers : le port du voile pour toutes les femmes égyptiennes. Rires de Nasser, rires dans l’assemblée. « Je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la tombée de la nuit », ajoute Nasser.

    Ceci se passe il y a soixante ans ! N’est-ce pas ahurissant ?… Soixante ans ont passé et qu’observe-t-on de nos jours – que d’aucuns pourraient appeler les « temps modernes » ? De plus en plus de pressions sont exercées sur les femmes de ce pays (entre autres pays). Comment pourraient-elles donc imaginer qu’il y avait soixante ans – plus d’un demi-siècle – leur sort fut incomparablement plus enviable qu’aujourd’hui… De nos jours où l’on a pu voir pour la première fois une Egyptienne présenter le journal à la télévision, voilée intégralement… Aujourd’hui où le voile intégral est brandi par certain-e-s comme symbole de liberté ou d’équilibre… En soixante ans, une pesante nuit est tombée sur ces pratiques. Les mutations de la société égyptienne actuelle le montrent. Triste, pénible obscurantisme.

    Pour toutes ces femmes égyptiennes, et tant d’autres dans le monde dans le même cas, espérons qu’une nouvelle aube puisse bientôt se dessiner à l’horizon de la Laïcité, de la Liberté, et du Respect. Aube de l’Espérance. Une aube que nul voile ne pourrait dissimuler. Première aube avant qu’un grand soleil surgisse, imparable, éblouissant de sa belle, de sa grande, de sa pure lumière, et aille déloger jusque dans les moindres petits recoins de l’Humanité comme dans le coeur des Hommes, les dernières traces d’ombre, d’obscurité, de ténèbres.

  • Munich 72, quarante ans déjà…

    Les Jeux Olympiques de Munich avaient commencé depuis une semaine, ce 5 septembre 1972. A quatre heures du matin, huit hommes armés s’infiltrent dans le village olympique. Ils gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne et pénètrent en force dans les appartements.

    Plus jamais ça…

    Les Valeurs olympiques sont là pour nous aider dans cette démarche :

    Les cinq anneaux représentent les cinq continents. Ils sont entrelacés pour indiquer l’universalité de l’Olympisme et la rencontre des athlètes du monde entier au moment des Jeux Olympiques. Pierre de Coubertin en disait :

    «Le drapeau olympique, […], est tout blanc avec, au centre, cinq anneaux enlacés : bleu, jaune, noir, vert, rouge ; […]. Ainsi dessiné, il est symbolique; il représente les cinq parties du monde unies par l’Olympisme et ses six couleurs d’autre part reproduisent celles de tous les drapeaux nationaux qui flottent à travers l’univers de nos jours.» (Coubertin 1931: Textes choisis II, p.470).

    Une devise :

    Citius Altius Fortius (Plus vite, plus haut, plus fort)

    Une maxime :

    L’important dans la vie n’est pas de vaincre mais de lutter.
    L’essentiel n’est pas d’avoir gagné mais de s’être bien battu.

     Excellence, Amitié, Respect.

    Le passé éclaire le présent et l’avenir. Nous n’oubions pas. Mais que nos regards se tournent à présent vers ces valeurs universelles, véritables îlots de Lumière dans notre monde moderne.

  • L’assassinat d’Abraham Lincoln (France Info y était)

    France Info nous replonge dans l’un des évènements les plus dramatiques de l’histoire des Etats-Unis : le guerre de sécession, qui déchira le pays de 1861 à 1865, en opposant les Etats confédérés du Sud aux unionistes du Nord. Nous sommes le 14 avril 1865. Depuis moins d’une semaine, la paix semble acquise. Mais en quelques minutes, les Etats-Unis sont à nouveau au bord du gouffre : un homme a tiré sur le président des Etats-Unis, Abraham Lincoln. Quand l’envoyée spéciale de France Info prend l’antenne, les nouvelles du président sont très préoccupantes…

  • Obscurantisme… A quand la vraie Lumière ?…

    Voilà où nous mène le nihilisme religieux…

    Au cours du mois d’avril dernier, des mausolées de Tombouctou ont été réduits en miettes… Les islamistes responsables de ces actes (Ansar Eddine et AQMI) s’en sont pris là non pas à des éléments extérieurs qui auraient pu heurter leurs croyances, mais à des symboles musulmans que ces musulmans extrémistes considèrent comme étant « déviants » : pour eux, la vénération de saints – par l’intermédiaire de leurs mausolées – reviendrait à remettre en cause l’unicité de Dieu.

    Or dans le monde arabe, il n’est pas rare de trouver des représentations humaines ! Par ailleurs, si dans la Torah il est écrit « Tu ne te feras pas d’idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la erre » (Exode, 20), il n’y a rien de tel dans le Coran. C’est dans les hadith (commentaires que l’on attribue au prophète Mahomet) que figure une telle interdiction.

    De tels actes ne sont pas sans nous rappeler les terribles destructions par les talibans – à partir du 13 septembre 1998 – des Bouddhas de Bâmiyân, dans l’Hindou-Koush, et qui dataient du Ve siècle de notre ère (soit bien avant l’Hégire).

    Image Wikipédia

    Le 26 février 2001, le mollah Mohammed Omar, émir autoproclamé des talibans depuis 1996, émet une fatwâ qui stipule que « toutes les statues préislamiques restant en différents endroits du pays doivent être détruites (…) car elles représentent les dieux des infidèles »

    Malgré le rappel, par le New York Times des versets coraniques qui précisent : « tu as ta propre religion et j’ai la mienne » et « je ne sers pas ce que tu vénères ; et tu ne sers pas ce que je vénère », rien n’y fit. La destruction méthodique se poursuivit. Techniques employées : dynamitage, tir au canon de char et tirs de roquettes…

    Mais dans quelle époque vivons-nous ?… Tout ça pour montrer que son Dieu est le plus fort, le plus vrai ? Vivre sa croyance religieuse consiste donc à refuser à d’autres de vivre une croyance différente ?

    Il me revient en mémoire une parole entendue de la bouche d’un vieux sage qui disait que tant que chacun cherchera son Dieu dans le ciel, rien ne sera réglé. Le jour où les hommes comprendront que Dieu n’est nulle part dans le ciel, mais au plus profond de chacun d’eux, le monde, alors, sera apaisé.

    Selon Bouddha : « Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même » ; « C’est sur soi-même qu’il faut œuvrer, c’est en soi-même qu’il faut chercher », nous livre Paracelse…

    « Mehr Licht ! Mehr Licht ! » aurait dit le grand Goethe avant de s’éteindre. Visiblement il n’a pas encore été exaucé…

    Trois documents à lire pour aller plus loin :

    Article paru sur Rue89 (04/07/2012 à 15h14)

    A propos des Bouddhas de Bâmiyân

    A propos des mausolées de Tombouctou

  • Happy 4th of July !

    To all my American friends, order I wish you a wonderful Independence Day!

  • Quinze ans après…

    Moment inespéré… Nous en parlions modestement le 11 août 2009… Après quinze années de privation de liberté, la Prix Nobel de la Paix, est arrivée le 13 juin dernier à Genève, point de départ d’une tournée qui, pendant deux semaines, l’aura emmenée en Norvège pour y recevoir enfin son prix (!!!), en Grande-Bretagne, en Irlande et, enfin, en France.

    Aung San Suu Kyi s’est entretenue mardi avec le Président François Hollande, avant d’être reçue à l’Hôtel de Ville, où le Maire Bertrand Delanoë lui remit enfin officiellement le diplôme de Citoyenne d’Honneur de la Ville de Paris (prix qui lui avait été décerné… en 2004). Demain jeudi elle sera reçue à l’Assemblée Nationale ainsi qu’au Sénat avant de rencontrer des étudiants à la Sorbonne. Aung San Suu Kyi repartira vendredi.

    Un émouvant reportage :

    [dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xrt0h3_la-birmane-aung-san-suu-kyi-celebree-par-paris_news[/dailymotion]

    Quelle Grande Dame…

  • Je n’étais pas seul…

    Ce soir, à 18h30, très belle occasion à ne pas manquer au cinéma Lumière : un film iranien, diffusé en avant-première, du réalisateur Asghar Farhadi : « Les enfants de belle ville » ! Quel réalisateur : « Une Séparation » (2011) [Producteur, Réalisateur, Scénariste] ; « A propos d’Eli » (2009) [Chef décorateur, Producteur, Réalisateur, Scénariste] ; « La Fête du feu » (2007). Quel plaisir également de retrouver cette langue (originale sous-titrée en français) et cette magnifique actrice Taraneh Alidoosti. Allons-y !

    En arrivant, je me demandais qui se déplacerait pour voir un tel film. Il nous arrive assez régulièrement des films étrangers grâce au dynamisme de la section « Arts et Essais » du cinéma Lumière… Allez, nous serons trois ou quatre au maximum. Comme d’habitude !… Entrons !

    – « Salle 1. Droit devant vous ! », me dit-on à la caisse… J’y vais.

    Quelques personnes déjà. Tiens ! Et pourquoi pas ? Tant mieux si l’intérêt de ce type de film attire davantage de spectateurs ! Mais à un moment, je réalisais qu’il y avait tout autour de moi vingt ou plutôt trente personnes. Bon, me dis-je, voilà une occasion de réviser mon propre jugement…

    Un monsieur s’avance, un micro à la main, avant le démarrage du film. Chouette, me dis-je : en plus une conférence sur l’Iran, la jeunesse iranienne, etc. ! Il prend la parole :

    – « Bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui. Je constate avec plaisir que nous avons un spectateur payant (trente paires d’yeux se tournent vers moi… Instant furtif d’isolement curieux)… car notre assemblée est composée ce soir de responsables de salles (de cinéma, NDLR) »…

    Voilà la cause de la soudaine affluence pour un film d’origine iranienne ! Je me retrouvais en fait dans une séance d’avant-première (le film sera diffusé dès le 11 juillet prochain) ouverte au public mais au milieu d’une foule (enfin, n’exagérons rien) de professionnels du cinéma ou de la culture (j’avais juste devant moi une personne qui m’a dit être de la mairie de La Ciotat, du service de la culture).

    Point de conférence à l’horizon, mais un horaire et autres informations pour se retrouver au restaurant après cela et certains parlèrent également d’hôtel. Et le film commença. Sans aucune publicité habituelle ou autres annonces : démarrage direct.

    Enfin… Je n’aurais jamais imaginé me retrouver en pareille compagnie. Le film fut très intéressant, et malgré mon petit moment de solitude, je me rendais bien compte que je n’étais pas seul…

    Dès le 11 juillet, si vous en avez l’occasion, allez le voir, ce film. Taraneh Alidoosti y est rayonnante. Pour accéder à la bande annonce, rendez-vous sur le site de Memento Films, distributeur de ce film. En voici le synopsis donné sur le site :

    Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.

  • Si…

    Kippling a écrit ce poème à l’attention de son unique fils, John, âgé alors de 13 ans en 1910.


    Si

    Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;

    Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
    Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
    Sans mentir toi-même d’un mot ;

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
    Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n’être que penseur ;

    Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
    Si tu sais être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral et pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
    Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
    Tu seras un homme mon fils !

    Traduction : André Maurois (1918)

    Rudyard Kipling, un auteur si cher à mon coeur, à plus d’un titre…

  • Tintin en Syrie

     

    En mémoire de toutes les victimes de ce massacre sans fin. Une pensée particulière pour Édith Bouvier, bloquée à Homs…

  • Loukas, Mario, Mario, Goldman, Sachs et les autres…

    Une pensée pour les Grecs à un moment où la douleur est plus forte dans tous les coeurs et toutes les têtes, où la colère explose dans les rues sous le regard de médias ne traduisant pas toujours exactement ce qui se passe.

    Car en observant de plus près la situation, on se rend compte de curieuses relations qui ne dépendent pas du simple hasard. Nous voulons parler de trois responsables européens, venus au secours d’une situation catastrophique. Nous pensons à Loukas Papadimos, Mario Draghi et Mario Monti. Qui sont-ils ? (suite…)

  • Poésie, émotion, talent…

    Chers amis,

    Sans doute, connaissiez-vous déjà cette vidéo. Mais je ne peux résister au besoin de la publier. Quelle dimension !… Une magnifique démonstration de la Jeune Kseniya Simonova lors de la finale de « L’Ukraine à un incroyable talent » (l’équivalent de ce que nous avons en France, sur M6).

    Elle est parvenue à faire pleurer le jury lors de cette finale où elle représentait une scène de l’invasion allemande durant la seconde guerre mondiale utilisant ses seuls doigts sur une surface de sable. Force et délicatesse, légèreté et émotion, drame et poésie…

    C’est simplement extraordinaire…